L'évangile du jeudi (Mc 8, 27-33)

Sommaire du texte de l’évangile

Jésus est au nord, dans le territoire païen des sources du Jourdain. Il demande à ses disciples qu’est-ce que les gens disent de son identité. On l’identifie avec Jean Baptiste, ou Élie, ou un des prophètes. Il leur demande: Pour vous, qui suis-je? Pierre répond: Tu es le Messie. Jésus leur recommanda sévèrement de n’en parler à personne. Pour la première fois, il leur annonce la Passion et la résurrection. Pierre prend Jésus à part et le reprend vivement pour ses paroles. Mais Jésus, voyant les autres disciples, ordonne sévèrement à Pierre de se mettre à sa suite plutôt que de lui faire obstacle.

Réflexion

Marc a déjà donné les opinions au sujet de Jésus. Hérode pensait qu’il était un nouveau Jean Baptiste; les gens croyaient qu’il était Élie, supposé précéder la venue de Dieu dans son temple; d’autres disaient qu’il était un prophète, c’est-à-dire un envoyé de Dieu. (Marc 6,14) Les disciples répètent ces opinions. Ils ne parlent pas de ce qui est négatif. Ils ne disent pas que pour les Pharisiens Jésus est une menace pour la Loi; pour les Sadducéens, il est un danger pour le Temple; pour les Hérodiens, il est un nouveau risque comme l’était Jean Baptiste.

Jésus pose une nouvelle question, cette fois, aux disciples eux-mêmes: Pour vous, qui suis-je? C’est une question qui interpelle non seulement les disciples mais aussi les lecteurs de l’évangile. C’est Pierre qui répond pour le groupe: Tu es le Messie. C’est plus qu’un prophète. Il est le prophète, celui qui a été consacré par Dieu pour ouvrir les temps messianiques, les temps du Règne de Dieu, celui dont Moïse avait annoncé la venue. C’est un titre qui a l’avantage de souligner le caractère unique de Jésus mais il n’exclut pas des aspects politiques ni des aspects de domination glorieuse. Pour Pierre, en tout cas, il ne comprend ni la souffrance ni l’échec. Quand Jésus dévoile cet aspect, Pierre le prend un peu à part et le gronde ou le blâme de parler ainsi. Comme Pierre avait parlé pour les Douze, Jésus le reprend-vivement (même verbe) devant les autres. Si on est un disciple de Jésus, on ne peut pas laisser de côté la Passion: elle fait partie de sa mission.

Pour les chrétiens de Rome, comme pour les lecteurs de Marc aujourd’hui, la Passion du Christ fait partie de sa victoire sur la mort. On ne peut ni l’oublier ni la laisser de côté.

Jean Gobeil, SJ

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