L'évangile du jeudi saint (Jn 13, 1-15)

Sommaire du texte de l’évangile

Dans son dernier repas avec ses disciples, Jésus, sachant que l’heure du retour au Père approchait, fait un geste prophétique pour illustrer jusqu’où pouvait aller son amour. Quittant la place d’honneur à la table, il revêt une tenue de serviteur, prend un linge et un bassin d’eau et lave les pieds de ses disciples. Pierre proteste mais accepte après que Jésus lui ait dit qu’autrement il n’aura pas de part avec lui. Jésus reprend son vêtement et sa place à la table et dit: Vous m’appelez Seigneur et Maître, et vous avez raison. Si j’ai fait cela, c’est comme un exemple pour que vous fassiez la même chose les uns aux autres.

Réflexion

Les détails que donne l’évangéliste avant de faire le récit souligne l’importance du moment et l’importance du geste de Jésus. Il est conscient que l’heure de passer de ce monde à son Père est venue. Ce qui va suivre sera donc comme le testament qu’il laisse à ses disciples. Et le geste qu’il va faire dit la grandeur de son amour et jusqu’où cet amour est allé.

Si on résume le mouvement du geste de Jésus, c’est la description d’un abaissement pour accomplir un service. Cet abaissement est l’image de l’existence du Christ. En mentionnant au début que l’heure du retour au Père était proche, l’évangéliste faisait en même temps allusion à sa venue d’auprès du Père. C’était le mouvement du Prologue de l’évangile: le Verbe, qui était avec Dieu et par qui tout fut fait, s’est fait chair et il a habité parmi nous. Très tôt, un hymne des premiers chrétiens, cité par saint Paul, disait: Lui, de condition divine... s’anéantit lui-même, prenant la condition d’esclave.... obéissant jusqu’à la mort...Aussi Dieu l’a-t-il exalté...il est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. (Phil.2,6-11)

Cet abaissement était pour faire un service et non pour une domination comme l’auraient bien voulu les premiers disciples de Jésus. Le lavement des pieds des disciples représente ce service. C’est l’image d’une purification, sans laquelle, comme Jésus le dit à Pierre, on ne peut être disciple ni avoir part avec lui. C’est une libération que Jésus est venu apporter, une libération du péché. C’est cette libération qui nous permet de demeurer en lui et que Lui demeure en nous, comme il le disait dans le discours sur le pain de vie (Jean 6,56).

C’est jusque là que va l’amour du Christ et l’amour du Père qui l’a envoyé.

Jean Gobeil, s.j.


 

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