L'évangile de samedi (Jn 15, 18-21), Saint Bède la Vénérable, prêtre et Docteur de l'Église ; Grégoire VII, pape ; Sainte Marie-Madeleine, vierge

 

Jésus annonce cette vérité centrale à ses disciples, que leur existence sera semblable à la sienne (vv.18-21). Inséré dans la personne du Fils de Dieu par sa foi, tout disciple partage sa vie et sa destinée.

Auparavant la pensée de Jésus visait les relations entre ses disciples (15,1-17). Maintenant son regard s'étend à l'extérieur de la communauté chrétienne, vers le monde. À l'amour qui doit régner à l'intérieur s'oppose la haine du monde, qui ne peut accepter que ce qui lui ressemble. Par son existence empreinte d'amour, la Communauté chrétienne devient un jugement vivant pour le monde qui cultive la haine.

Parce qu'ils sont unis d'une manière vitale à leur Seigneur, les chrétiens partage­ront la souffrance et la persécution du Christ, que la haine du monde suscite contre lui. Cette haine du monde, qui s'oppose à l'amour de la communauté chrétienne, fait partie du conflit général entre les ténèbres et la lumière, qui sévit à tra­vers toute l'histoire du salut.

Unis au Christ dans une même mission

Par le choix de ses disciples en vertu d'un amour prévenant, Jésus les a arrachés de ce monde des ténèbres (v.19). La haine du monde à leur égard montre qu'ils appartiennent au Christ. Aussi, comme leur Maître, ils rece­vront une double réponse dans leur mission: l'accueil de foi ou le refus allant jusqu'à la haine. Leurs persécuteurs poursuivront au fond le Christ, en qui ils ne peuvent voir le Père qui l'a envoyé et qui est présent en lui (v.21).

Jean-Louis D’Aragon SJ

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