L'évangile de jeudi (Mc 3, 7-12)

Sommaire du texte de l’évangile

Jésus se retire près du lac de Tibériade. Les foules augmentent. Elles viennent de Galilée, de Judée et même d’en dehors de la Palestine comme la Transjordanie, Tyr et Sidon. Jésus demande à ses disciples de garder pour lui une barque d’où il pourra s’adresser à la foule car beaucoup de gens cherchaient à la toucher pour être guéris. Des esprits mauvais criaient: Tu es le Fils de Dieu. Mais Jésus leur défendait de le faire connaître.

Réflexion

Marc fait des arrêts pour situer Jésus. Il vient de décrire cinq controverses avec les Pharisiens. Maintenant, avec un sommaire, il va situer Jésus par rapport à la foule. Sa renommée se répand et les gens viennent de partout. Sa renommée est telle que les gens veulent le toucher pour être guéris. Or ceci présente un danger pour la mission du Christ. On se rappelle qu’après les premières affluences à Capharnaüm, Jésus s’était retiré dans la solitude pour prier. Et lorsque les disciples l’avaient retrouvé et lui avaient dit: Tout le monde te cherche, il avait alors répondu: Partons d’ici; c’est pour prêcher que je suis sorti (1,38). Sa mission est d’annoncer la venue du Royaume de Dieu.

Or, qu’est-ce que ces foules viennent chercher auprès de Jésus? Elles viennent chercher des guérisons. Cette popularité risque de faire considérer Jésus comme un Messie qui apporterait le soulagement de tous les maux, un Messie temporel qui apporterait un royaume d’où le mal serait disparu. L’identification de Jésus par les esprits mauvais des possédés est bien dans cette ligne. Ils le déclarent Fils de Dieu. Ce n’est pas encore la révélation de la nature divine du Verbe de Dieu, qui ne viendra qu’après la résurrection. Mais c’est un titre qui était déjà appliqué à un roi qui était choisi par Dieu pour être son Messie, comme dans le Psaume 2 où il est dit au roi consacré: Tu es mon fils, moi, aujourd’hui je t’ai engendré.

Jésus fait taire les esprits parce que cette déclaration de la messianité de Jésus encourage une notion du Messie, comme celle de la foule, qui n’est pas celle de Jésus.

Vis-à-vis de la foule, Jésus doit garder un équilibre délicat. Il ne peut pas simplement la renvoyer car il a pitié des gens qui sont prisonniers des maladies et des infirmités qui les affectent. Il doit prendre un peu de distance par rapport à cette recherche de contacts physiques et réussir à faire sa proclamation. C’est ce qu’un bateau proche du rivage lui permet de faire. Il peut ainsi éviter la pression de ces gens qui ne cherchent qu’à le toucher et s’adresser plus librement à la foule pour l’instruire.

Jean Gobeil, s.j.

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